La collecte s'est déroulée les 6 et 7 décembre et les premières estimations indiquent un tonnage inférieur aux prévisions : 45 à 50 tonnes collectées, contre 100 tonnes prévues. Dans le détail, 406 apporteurs représentent 35 tonnes et le solde émane de 6 gros apporteurs.On peut globalement regretter la faible mobilisation des détenteurs sur cette collecte, malgré la bonne communication mise en place par la Chambre d'Agriculture : il semble que les détenteurs de stock de PPNU ne soient pas tous décidés à se séparer si facilement de leurs produits. Si cette tendance se confirme dans le Sud-Est, il conviendra d'être vigilent au cours des prochaines collectes d'Arsenite de Soude dont le stock est, semble-t-il, très important.photo : collecte sur le site Touchat à Lastour-Montcalm
Le total collecté s'élève à 129,80 tonnes, contre 215 tonnes initialement prévues. On notera une quantité moyenne par déposant très élevée en Gironde avec 138 kg.
Près de 95 tonnes de produits ont été collectées : 39 tonnes proviennent des gros apporteurs et 9 tonnes des distributeurs varois. Les 47 tonnes restantes ont été apportées par les viticulteurs, soit 1,5 fois plus que les prévisions (30% des apporteurs en moyenne ne s'étaient pas pré-inscrits). La fréquentation des sites était très importante dès l'ouverture et on estime que les deux tiers de la collecte étaient réalisés avant 11 heures.Une fois de plus, ce succès est le résultat d'une communication efficace de la part des acteurs de la filière viticole locale, avec la coordination des Chambres d'Agriculture des deux départements.accessibilité de la zone de collecte et sécurité du déchargement
Le premier bilan dressé par les partenaires de l'accord cadre ( Ministère de l'Ecologie, Ministère de l'Agriculture, Agences de l'Eau et Adivalor ) fait état d'une collecte de 760 tonnes d'arsenite de soude au 21 décembre 2006, dont 300 tonnes déjà éliminées. Mais les prévisions représentent aujourd'hui presque le double du volume estimé initialement (1600 tonnes contre 910 tonnes ). Les agences de l'eau et le Ministère de l'Agriculture ont confirmé leur intention de soutenir le programme de la collecte selon l'échéancier initialement prévu, avec une pré-inscription nominative obligatoire pour les collectes programmées au dela de la semaine 7.
Luc Truchon, responsable technique environnement à la CSGV, l'explique très simplement : "qui pourrait le faire à notre place ? La gestion des déchets entre dans nos missions". Il faut dire aussi que la Coopérative avait répondu présent en 2001, au démarrage de la filière. Aujourd'hui, la CSGV va plus loin puisqu'elle récupère également les sacs vides d'engrais.Retrouvez l'intégralité de l'article dans le cahier "les initiatives recyclage" Adivalor / Référence Environnement : http://www.campagnesetenvironnement.fr/recuperer-les-emballages-une-mission-evidente-973.html
Cédric Marchand, chargé de mission environnement, souligne l'implication de la filière régionale et la forte mobilisateurs de détenteurs : "on devrait dépasser le chiffre de 10 000 déposants sur la période 2003-2006". "Une véritable dynamique est en place, il s'agit maintenant d'accompagner ces opérations de destockage vers le chemin de la pérennisation." Par ailleurs, les 29 000 exemplaires du Guide des déchets agricoles distribués par Coop de France, ont permis de pointer des besoins, notamment pour l'élimination des plastiques et de l'arsenite de soude.Pour les plastiques, un programme régional est en cours d'élaboration. Pour l'arsenite, une vaste et unique opération se déroulera les 6 et 7 mars, en partenariat avec Adivalor. Toute l'actualité de la Coop de France Rhône-Alpes Auvergne, qui regroupe 399 coopératives, sur le site internet : http://www.frcara.coop/sites/frca_rhone_alpes/
En 2006, la collecte PPNU a permis de récupérer 1450 tonnes de vieux produits, sur 66 départements, contre 55 en 2005. La quantité de produits collectés est en baisse par rapport aux années précédentes : c'est le signe que les stocks "historiques" commencent à être résorbés. Plus de 8000 tonnes de PPNU ont été collectés sur la période 2002-2006, résultats conformes aux objectifs.Selon les dernièrers estimations d'ADIVALOR, il reste environ 3 000 tonnes de stocks historiques à collecter, ce qui entraînera un allongement de la durée prévue du programme.